Archives de Catégorie: Interviews / Interviews

Rencontre avec Sab Will, un photographe britannique amoureux de Paris / Meeting with Sab Will, a British photographer in love with Paris


Les étrangers aiment Paris. et Paris aime les étrangers. Les deux sont vrais. Et j’ai rencontré quelqu’un qui ne pourrait pas dire le contraire.

Son nom est Sab Will. Il est photographe. Il vit à Paris. Il n’est pas français mais britannique.
Nous nous sommes rejoints dans un salon de thé douillet répondant au nom de « Le Valentin », passage Jouffroy, avons bu une tasse de « thé des poètes », le temps pour Sab de me raconter son histoire…

MissaParis : Sab, tu es britannique. Pourquoi avoir choisi de vivre à Paris ?
Sab Will : Oui, je suis britannique. Je suis né en Ecosse et ma famille a déménagé en Angleterre quand j’avais 2 ans. Il y a 17 ans je me suis comme enfui du Royaume-Uni pour faire un tour du monde, afin de chercher l’inspiration. Comme je l’ai trouvé à Paris, je m’y suis arrêté pour jamais ne vraiment en repartir.

MissaParis : Donc tu as un lien très particulier avec Paris ?
Sab Will : Bien sûr, oui. En réalité Paris a pris la décision pour moi de rester. Paris m’a accaparé.

MissaParis : Tu es photographe, peintre, poète… Avant toute quand as-tu débuté la photographie ?
Sab Will : J’ai commencé il y a 20 ans au Royaume-Uni. Je suis un autodidacte car je ne suis pas très fan des gens qui me disent quoi faire et je suis incorrigiblement entêté. J’ai presque laissé tomber quand je suis arrivé en France en 93 mais m’y suis remis très sérieusement il y a quelques années après un séjour en Grèce.
C’est alors devenu clair pour moi que c’était un domaine dans lequel je devais m’impliquer, et la photographie numérique venait juste de concurrencer l’argentique et depuis  il n’y a pas de regard en arrière !

MissaParis : Comment la capitale française t’inspire-t-elle ?
Sab Will : Paris inspire ma photographie, et ma photographie donne vie à ma passion pour cette ville en particulier – aucun autre endroit n’a le même effet sur moi. Je ne préoccupe parfois pas de prendre un appareil photo quand je suis en vacances !
Je suis passionné par cette ville de différentes manières et à différents niveaux. Pour commencer,
‘Paris Set Me Free’ (Paris m’a libéré), dans tous les sens du terme, dit vraiment tout. je me sens créativement libéré et comme prisonnier en même temps.
Mais en tant que photographe de rue ne pensez pas que je prends des photos clichés de couchers de soleil derrière la Tour Eiffel chaque jour – loin de là !  Je dirais qu’environ 50% de mon travail que je publie sur le blog ‘ »Paris and I » comporte une sorte d’ironie ou indique que rien n’est parfait comme on voudrait que ce le soit… i

MissaParis : Tu publies tes photographies sur plusieurs sites que tu as créés. Pourrais-tu nous éclairer à ce propos ?
Sab Will : Mon principal site de création est le site Paris Set Me Free site. Ce nom vient d’un poème que j’ai écrit et qui est l’un des plus simples mais aussi l’un des plus significatif pour moi; c’est quand l’importance que Paris avait pour moi est devenue claire dans mon esprit.
Egalement, à côté de ces nombreux blogs, j’ai créé un nouveau site, Paris Photo Walks, pour me concentrer sur les photos de Paris. Mon but est de donner ma représentation photographique personnelle la plus complète de cette ville.

MissaParis : Mais pourquoi sur Internet ?
Sab Will : Parce que ce que j’aime avec Internet, c’est la possibilité de toucher des gens à travers le monde entier. Je publie une photo et 3 minutes plus tard un Australien peut la voir.

MissaParis : Et pourquoi plusieurs sites Internet et pas un unique ?
Sab Will : Pour que les gens puissent choisir par quoi ils sont intéressés : la photographie, la peinture, la poésie…

MissaParis : Tu sembles avoir tant de passions…
Sab Will : Un de mes plus gros problèmes a toujours été que j’essaie de faire  trop de choses qui finissent par être de la merde. A ce jour j’ai finalement réussi à me restreindre à une poignée de domaines artistiques, et je travaille à la folle production de photos et de peintures et de mots qui je l’espère auront un certain sens pour quelqu’un, à commencer par moi !
Paris est un peu comme un cœur déversant des couleurs et des mots et des pixels tout autour de mon corps ! Si quelqu’un m’enlevait cela, je ne sais pas ce que je deviendrais.

MissaParis : Pourrais-tu nous en dire un peu plus sur tes projets en peinture ?
Sab Will : J’ai imaginé un concept autour de l’idée d’infini avec 9 carrés que l’on peut faire bouger afin de créer sa propre composition. C’est une peinture qui n’a ni début ni fin. C’est une métaphore de la vie. Cela semble complet et lorsque l’on bouge certaines parties, cela en créé une nouvelle. C’est comme la rivière de la vie, avec toutes les générations. Les gens peuvent choisir leur propre configuration.

MissaParis : Et quel est ton projet projet ?
Sab Will : L’art de rue ! Et ce un morceau no-officiel de Paris…
[Depuis l’interview ce projet a abouti et vous pouvez le voir en cliquant ici.]

MissaParis : Maintenant l’habituelle question MissaParis ! Quel est ton endroit préféré à Paris ?
Sab Will : C’est une drôle de question… à laquelle il est impossible de répondre !
J’adore la Tour Eiffel évidemment; j’essaie de prendre des photos différents à chaque fois. Mais j’aime aussi les parcs : le Parc Montsouris, le Parc Georges Brassens… Je pense paris dans son ensemble !

MissaParis : Et aurais-tu une bonne adresse à conseiller aux lecteurs de MissaParis ?
Sab Will : Peut-être ce salon de thé  où nous sommes en ce moment-même, « Le Valentin ». Et toutes les curieuses boutiques de ce magnifique passage.
[Passage Jouffroy, dans le 9ème arrondissement.]

MissaParis : Un dernier mot pour MissaParis ?
Sab Will :
Je te souhaite bonne chance et continuerai de lire avec plaisir ton blog pendant encore très longtemps !

Encore mille merci à Sab Will pour cette incroyable rencontre  et la séance photos ! Plus qu’une interview, Sab Will m’a également montré une de ses peintures et sa façon d’attendre derrière une fenêtre pour la bonne photo…
Sab Will un « vrai artiste parisien » à découvrir…

Photos : MissaParis sur une idée de Sab Will.

_________________

Foreigners love Paris. And Paris loves foreigners. Both are true. And I just met someone who couldn’t say the contrary.

His name is Sab Will. He is a photographer. He lives in Paris. He is not French, but British.
We met in a cosy salon de thé called « Le Valentin », passage Jouffroy, drank  a cup of « thé des poètes », the time for Sab to explain me his story…

MissaParis : Sab, you are British. Why have you chosen Paris to live in ?
Sab Will :Yes, I am British. I was born in Scotland and my family moved to England when I was 2. 17 years ago I kind of wanted to run away from UK and to go around the world, looking for inspiration. As I found it in Paris I stopped there and quite never left it.

MissaParis : So you have a particular link with Paris ?
Sab Will : Of course, yes. In fact the decision to stay was made for me by Paris. Paris grapped me.

MissaParis : You are a photographer, a painter, a poet… First of all when did you start the photography ?
Sab Will :
I first got into photography over 20 years ago in the UK. I’m self-taught because I’m not a big fan of people telling me what to do, and irritatingly stubborn. I pretty much dropped it when I came to France back in ’93, but got back into it in a big way a few years ago following a stay in Greece.
It became clear to me that this was a great area to get into, and digital photography was just starting to rival traditional SLRs, and since then there’s been no looking back !

MissaParis : How does the French capital inspire you ?
Sab Will : Paris inspires my photography, and my photography breathes life into my passion for this city in particular – no other place has anything like the same effect on me. I sometimes don’t even bother taking a camera with me when I go on holiday !

I’m passionate about the city in many different ways and on many different levels. For a start, ‘Paris Set Me Free’, in all its senses, really says it all. I feel creatively liberated and yet some sort of sweet prisoner at the same time.

But as a street photographer don’t think I’m taking chocolate box postcards of sunsets behind the Eiffel Tower every day – far from it! I’d say that roughly 50% of my work, such as my words-and-image vignettes I publish on the ‘Paris and I’ blog, include some sort of irony or indication that not everything is as perfect as we would like to kid ourselves it is…

MissaParis : You publish your photographies on many websites you created. Could you enlight us about that ?
Sab Will : My main creative hub is the Paris Set Me Free site. This name came from a poem I wrote which is one of my simplest but also most significant for me; it’s when it became clear in my own mind just how important Paris was for me.
Also, apart from a lot of blogs, I’ve just started a new site, Paris Photo Walks, to focus on my Paris photography. My aim is eventually for it to be the most complete personal photographic record of the city out there.

MissaParis : But why on the Internet ?
Sab Will : Because what I like of Internet, that is the possibility to touch people all over the world. I publish a photo in Paris and 3 minutes later an Australian will be able to see it.

MissaParis : And why several websites and not just one ?
Sab Will : Because people can choose what they are interested in : photography, painting, poetry…

MissaParis : You seem to have so many passions…
Sab Will
: One of my biggest problems has always been that I try to do too many things and end up being pretty crap at all of them. Right now I’ve finally managed to restrict myself to just a handful of artistic domains, and I’m working like crazy producing photos and paintings and words which I hope will have some sort of meaning for someone, starting with me !
Paris is a bit like a creative heart pumping colours and words and pixels around my body ! If someone took that out of me I don’t know what I’d be.

MissaParis : Could you tell a little more about your projects in paintings ?
Sab Will : I have imagined a concept about the idea of infinite with 9 squares and moving them you can create your own composition. This is a painting with no beginning and no end. It’s a metaphore for life. That seems to be complete, and when you move some parts of it, it creates a new one. This is like the river of life, with all the generations. People can choose their own configuration.

MissaParis : And what is your next project ?
Sab Will : Street art ! And it will be an unofficial part of Paris…
[Since we made the interview this project has been realized and you can see it clicking here.]

MissaParis : Now the MissaParis question as usual ! What is your favorite place in Paris ?
Sab Will : That’s a funny question… and imposssible to answer !
I love the Eiffel Tower of course; I’m trying to take different pictures each time. But I also like the parks : the Parc Montsouris, the Parc Georges Brassens… I think Paris entirely !

MissaParis : And do you have a good address to advise to the MissaParis readers ?
Sab Will : Perhaps this salon de thé where we are right now, « The Valentin ». And all the curious shops in this beautiful passage.
[Passage Jouffroy, in the 9th arrondissement.]

MissaParis : A last word for MissaParis ?
Sab Will :
I wish you luck and will continue to enjoy reading your blog for a long time to come !

Many thanks again to Sab Will for this amazing meeting and the photo shoot ! More than an interview, Sab Will showed me one of this paintings, his way to wait behind a window for the good picture…
Sab Will a « real Parisian artist » to discover…

Photos : MissaParis upon Sab Will’s idea.

2 Commentaires

Classé dans Bars / Cafés, Interviews / Interviews, Photos / Pictures, Poésie / Poetry

Quand MissaParis rencontre Fall & Bounce… / When MissaParis meets Fall & Bounce…


… On aurait pu se dire que les Fall & Bounce arriveraient tout de noir vêtus, le regard grave, un peu ténébreux… Normal pour un groupe de rock/métal, non ?
Et bien, je vous arrête tout de suite : Line (basse et chant), Yan (batterie) et Guillaume (guitare), les trois membres de Fall & Bounce, sont souriants, drôles et n’ont pas  le look de Marylin Manson qu’on attendait. Mais plus que tout, ce sont des passionnés de musique et de leur groupe lié par une amitié qui n’est pas feinte. Et c’est ce que j’ai eu le plaisir de constater pendant les (presque) 3h30 d’interview, dans un bar auvergnat de la rue de butte aux cailles, dans le 13ème…

MissaParis : Fall & Bounce est un groupe parisien de « Power Rock »… vous pouvez nous en dire plus ?
Line : Le Power Rock n’est pas trop connoté métal et ni trop connoté rock. C’est un terme qui nous convient tout à fait, comme nous sommes à la limite du genre métal, mais pas du métal..
Yan : Et le métal est trop sélectif !
Line : Mais le nom peut changer selon les pays : par exemple, aux Etats-Unis, ils nous définissent comme du Power Pop !

MissaParis : Comment est né votre groupe ?
Yan : Line et Guillaume faisait déjà partie d’un groupe avec Jeff, un ami commun, qui était le batteur et qui me les a présentés. Quand il est parti, je les ai rejoints.

MissaParis : Et comment avez-vous choisi le nom du groupe ?
Line : « Fall & Bounce » signifie « Tomber et rebondir », et c’est propre à chacun de nous, on doit tous à un moment donné savoir tomber et rebondir. Et puis, en anglais, car nous chantons dans cette langue universelle parlée par le plus grand nombre de gens.

MissaParis : Revenons un peu sur le parcours musical de chacun. Comment avez-vous commencé la musique ?
Line : J’ai commencé le violon quand j’avais 6 ans…
Yan : Et moi j’ai commencé à 18 ans par la guitare, en apprenant seul. Puis je me suis mis à la batterie et j’ai monté un groupe de métal.
Guillaume : J’ai également commencé par la guitare, en prenant des cours, mais grâce à un évènement qui a été très fort pour moi : j’étais au cinéma avec mon père, et je suis resté écouter le générique de fin du film Terminator II. C’était un morceau des Guns N’ Roses… Et là je me suis dit qu’il fallait que je m’achète une guitare !

MissaParis : Votre groupe ne s’est formé qu’en 2007. On sent pourtant qu’une profonde amitié vous unit.
Yan : C’est vrai que l’on n’a pas besoin de parler quand on joue.
Line : On part souvent d’une idée, puis chacun apporte quelque chose, on ne sait jamais où on va !
Guillaume : Et puis au-delà de la musique, ça apporte beaucoup humainement.
Line : Le facteur humain, c’est le plus important !
Guillaume : Et de toute façon, un groupe ne tient pas sur la durée s’il n’est pas soudé.

MissaParis : Pour l’écriture et la composition, êtes-vous aussi soudés ?
Guillaume : Line commence souvent par écrire un texte, après je pense à une mélodie puis Yan vient rajouter la batterie.
Line : Nos textes ne sont pas engagés mais viennent d’une idée à laquelle j’ai pensé, quelque chose que j’ai vu ou ressenti, des coups de gueule…
Yan : Dans certains groupes, il y en a un qui écrit et dit aux autres de jouer. Nous, non !
Line : Nous, on construit.
Guillaume : La musique est composée pour être jouée et échangée.

MissaParis : Question classique, mais quelles sont vos inspirations ?
Guillaume : On écoute tous des groupes différents, mais la seule artiste que l’on a commun, c’est Lady Gaga !!! Ce qu’elle fait est très technique, très pro et c’est l’image que l’on aimerait bien donner dans le rock.

MissaParis : Quel est donc pour chacun d’entre vous votre artiste préféré ?
Line : Metallica !
Guillaume : C’est dur de répondre… J’aime dire que je ne suis PAS influencé par Jimi Hendrix !
J’aime tout ! En ce moment, j’écoute John 5, l’ancien guitariste de Marylin Manson et qui a un style entre le métal et la country ! Et à l’époque, les Guns N’ Roses bien sûr…
Yan : En ce moment, Eths, Smashing Pumpkins, Metallica, Dagoba… Davantage des groupes de Heavy metal.

MissaParis : Votre premier album « Taste of your Medicine » [Rendre la monnaie de sa pièce] sort en février 2011. Comment le ressentez-vous ?
Line : On a cherché où aller, on a trouvé. Les morceaux sont très différents, le prochain sera sans doute plus homogène.
Guillaume : Nous avons évolué depuis que nous l’avons enregistré et je pense que l’on n’est jamais satisfait de ses albums. Ozzy Osbourne n’écoute jamais les siens par exemple, il préfère passer tout de suite à autre chose, et il a raison.
Yan : Un album est une photo de ce que tu joues à un instant précis. Et on a fait tout ce qu’on a pu à ce moment-là.

MissaParis : Et vous avez un titre que vous préférez sur votre album ?
Line : « Taste of your medicine ».
Yan : Ce titre est unificateur et montre bien le style général de l’album. J’aime bien aussi « The Story ends ».
Guillaume : Ma préférée est « Hiding in myself ».

MissaParis : Vous avez tous un travail qui n’est pas lié à celui du groupe. Seriez-vous prêts à tout plaquer ?
Yan : Oui !
Line : Si on pouvait faire ça à plein temps, oui !
Guillaume : De mon côté, j’ai déjà commencé puisque je donne des cours de guitare par ailleurs.
Yan : La musique permet de s’exprimer, c’est une véritable libération.

MissaParis : Vous êtes un groupe parisien et vous n’échapperez donc pas à la question MissaParis finale : votre endroit préféré à Paris ?
Guillaume : J’adore le Quartier Latin, le Quartier de l’Opéra, Pigalle.
Yan : Moi je dirais plutôt les quais vers Jussieu, particulièrement l’été, lorsqu’il y a plein de groupes différents qui jouent…
Line : Bercy ! Et tous les lieux parisiens de concert.

MissaParis : Et une bonne adresse ?
Yan : La Maison, dans le 16ème. La viande y est à tomber, le resto se trouve juste à côté du meilleur boucher de Paris !
Line : Le Diable de Lombard à Châtelet. Ils y font les meilleurs hamburgers du monde !
Guillaume : Le Michu Pichu, un restaurant péruvien près du Panthéon.

MissaParis : Enfin, où rêvez-vous de jouer à Paris ?
Line : Au Parc des Princes ou à Bercy ! Qui n’en rêve pas ?
Guillaume : Une première partie à Bercy ou l’Elysée Montmartre, ce serait déjà bien !

En attendant leur album en février 2011, je vous encourage à venir les applaudir au Batofar le Mardi 28 septembre 2010.
Places à acheter sur place ou en prévente en contactant directement le groupe via Myspace.
Fall & Bounce, c’est aussi sur Facebook !

 

Photo 1 : MissaParis
Photo 2 : Fall & Bounce

_________________

… We could have thought that the Fall & Bounce would have arrived with black clothes, a little dark… Normal for a rock/metal band, right ?
Well, I’m stopping you right now : Line (bass and voice), Yan (drums) and Guillaume (guitar), the three members of Fall & Bounce, are smiling, funny and don’t have the expected look of Marylin Manson. But more than everything, they are passionate of music and of their group linked by a true friendship. And I had the pleasure to see that during the (almost) 3 hours and a half interview in an Auvergne bar in the butte aux cailles street, in the 13th arrondissement…

MissaParis : Fall & Bounce is a Parisian goupe of « Power Rock »… you could say more ?
Line : The Power Rock is neither too much connoted metal nor too much connoted rock. This is a word which fits us perfectly, as we are at the limit of metal, but not metal…
Yan : And the metal is too selective !
Line : But the word can change according to the countries : for instance in US they say we doPower Pop !

MissaParis : How was your band born ?
Yan : Line and Guillaume were already members of a band with Jeff, a common friend drummer who introduced me to them. When he left I joined them.

MissaParis : And how have you chosen the name of the group ? Line : « Fall & Bounce », that concerns any of us, we all have to know how to fall and bounce at a certain moment of our life. And in English because we sing in this universal languague which is spoken by the most important number of people.

MissaParis : Go back to the development or your art. How did you start music ?
Line : I started playing the violin when I was 6…
Yan : And I did start when I was 18, learning guitar by myself. Then I played drums and I created a metal group.
Guillaume : I also started by guitar, taking lessons but thanks to a very important event to me : I was at the cinema with my father and I stayed to listen the music of the end of Terminator II. It was a song from the Guns N’ Roses… There I told myself I had to buy a guitar !

MissaParis : Your band was only born in 2007. And yet we can feel a deep friendship which links you.
Yan : That’s true and we don’t have to speak when we play.
Line : We often start from an idea, then everyone brings something and we never know where we’re going !
Guillaume : And beyond the music, that brings a lot humanely.
Line : The human aspect, that’s the most important !
Guillaume : Anyway a band can’t live for a long time if it is not united.

MissaParis : For the writhing and the composition, are you as united ?
Guillaume : Line often starts writing a text, then I think of a melody and then Yan adds drums.
Line : Our texts are not engaged but come from an idea I thought of, something I saw or I felt, outbursts…
Yan : In certain bands, one writes and says to the others to play. We do not !
Line : We do build something.
Guillaume : Music is composed to be pmayed and shared.

MissaParis : Classic question, but what are your inspirations ?
Guillaume : We all listen to different bands, but the only artist we have in common is Lady Gaga !!! What she does is very technical, very pro and that is the image we would like to show in rock music.

MissaParis : So what is your favorite artist for each of you ?
Line : Metallica !
Guillaume : That’s hard to answer… I like saying that I am NOT influenced by Jimi Hendrix !
I like everything ! For the moment I’m listening to John 5, the former guiterist of Marylin Manson and who is between metal and country music ! Before the Guns N’ Roses of course…
Yan : For the moement, Eths, Smashing Pumpkins, Metallica, Dagoba… More Heavy metal bands.

MissaParis : Your first album « Taste of your Medicine » comes out in February 2011. How do you feel it ?
Line : We had looked for a direction and we have found it. Songs are very different, the next one will certainly be more homogeneous.
Guillaume : We have evolved since we recorded it and I think we are never satisfied by our albums. Ozzy Osbourne never listens to his for instance, he prefers starting a new thing, and he is right.
Yan : An album is a photo of what you play at a particular moment. And we did all our best at that moment.

MissaParis : Do you have a favorite song in your album ?
Line: « Taste of your medicine ».
Yan : This song is unifying and shows the general style of the album. I like « The Story ends » too.
Guillaume : My favorite one is « Hiding in myself ».

MissaParis : You have a job which is not linked to the group. Would you be ready to give up everything to focus on your carreer ?
Yan : Yes !
Line : If we could do it as a full-time job, yes !
Guillaume : Concerning me, I have already started as I give guitar lessons.
Yan : Music enables us to express ourselves, that’s a true liberation.

MissaParis : As you are a Parisian band you can’t avoid the final MissaPairs question : your favorite place in Paris ?
Guillaume : I love the Latin Quarter, the Opera quarter, Pigalle.
Yan : I would say the docks in Jussieu area, particularly during summer, when a lot of bands from dirrent styles are playing…
Line : Bercy ! And the Parisians places of concert.

MissaParis : And a good address ?
Yan : La Maison, in the 16th arrondissement. Meat is great, the restaurant is just close to the best butcher in Paris !
Line : The Diable de Lombard at Châtelet. They do the best hamburgers of the world !
Guillaume : The  Michu Pichu, a Peruvian restaurant near the Panthéon.

MissaParis : Finally, where do you dream to play ?
Line : At the Parc des Princes or at Bercy ! Who doesn’t dream of that ? Guillaume : A first part at Bercy or  the Elysée Montmartre, it would already be great !

Waiting for their album in February 2011, I encourage you to come and applaud them at the Batofar on Tuesday September 28th, 2010.
You can buy your tickets directly at the Batofar or before contacting directly the band via Myspace.
Fall & Bounce, that’s on Facebook too !

3 Commentaires

Classé dans Concerts / Concerts, Interviews / Interviews, Musique / Music

« Rencontre avec Alain Kremski, Pianiste Parisien et du Monde » / « Meeting with Alain Kremski, Parisian and World Pianist »


Et si je vous disais que Paris m’avait encore une fois donné le privilège de faire une belle rencontre ?
C’est dans le Paris musical, lors d’un concert dans le cadre du Festival Romantika que j’ai pu découvrir Monsieur Alain Kremski. Musicien, compositeur, pianiste et percussionniste parti à la découverte de l’Asie, ce Parisien passionné d’art a pris le temps de répondre aux questions de MissaParis.
Une interview qui s’est faite en deux temps, dans un café de l’Ile Saint-Louis, tellement loin du monde de la musique classique et pourtant si proche du Paris qu’il aime et qu’il considère comme « sa » ville.
C’est un homme simple, passionné, passionnant et qui prend le temps d’écouter et surtout de partager qui m’attend (par deux fois) devant un espresso tout juste servi…

MissaParis : Qui est Alain Kremski ?
Alain Kremski : Inclassable ! Je suis ouvert sur beaucoup de courants différents dans un monde où l’on classe les gens dans des cases, avec des étiquettes.

MissaParis : Alors, quel artiste êtes-vous ?
Alain Kremski : Je pense qu’il y a plusieurs catégories d’artistes : certains ont choisi d’approfondir l’interprétation d’un compositeur, et cela peut remplir une vie. D’autres ont choisi d’interpréter et de composer. Je suis moi-même fasciné par la rencontre de plusieurs arts, en particulier l’architecture, en évoquant les idées du proche et du lointain, du vide et du plein.
Ce qui est important pour un artiste, c’est d’avoir un but. Et chaque but est possible, s’il est clair. Le mien est de réveiller dans le public la nostalgie de la « source » perdue, quelque chose qui vient de très loin, parfois même de l’enfance. J’aime la rencontre des disciplines artistiques : la musique, l’architecture, le cinéma, la danse, la peinture, la réalisation de calligraphies pendant que l’on joue du piano etc…

MissaParis : Et quelles sont vos inspirations ?
Alain Kremski : Je ne sais pas ! J’ai beaucoup de passions : les échecs, la science-fiction (physique quantique, etc…) et j’ai aussi un contact avec des poètes.

MissaParis : Votre univers musical et artistique est si large ! Par exemple, vous avez composé et étudié la musique asiatique et tibétaine. D’où est venue cette envie d’explorer tous ces univers différents ?
Alain Kremski : J’ai vécu 3 ans à la Villa Médicis et le directeur était le peintre Balthus ! Il a été d’une grande influence et m’a permis de m’ouvrir sur les notions de transparence, de lumière, de sacré. Tout est énergie, mouvement et qualité d’énergie. Mon professeur, Olivier Messiaen, y a également été pour beaucoup.

MissaParis : Avez-vous un compositeur favori ?
Alain Kremski : Non, pas vraiment ! Mais dans les classiques, je
dirais Bach et Mozart. Et Brahms, Chopin, Nietzsche, Debussy, Schumann et Liszt pour les romantiques.

MissaParis : Votre passion pour la musique est indéniable et c’est ce qui a certainement conduit à la création de l’Association Mélomania. Comment est-elle née ?
Alain Kremski :
Mélomania est née d’une rencontre, il y a 6 ans, avec Dominique Bertinotti, la maire du 4ème arrondissement. L’idée de départ était de créer une animation autour du piano, avec les gens qui se seraient tenus autour, à la manière de Jean-François Zygel.
Et puis la configuration de la salle, toute en longueur, ne le permettait pas. Alors nous avons opté pour une représentation plus classique, avec le piano sur l’estrade.

MissaParis : Et quel est le but de Mélomania ?
Alain Kremski : C’est très précieux dans une société où beaucoup de gens sont seuls, âgés, veufs, où quand les enfants sont tout simplement partis. Ce n’est pas forcément évident pour des personnes âgées d’aller dans un théâtre sur les Champs Elysées, à 21h. Là, c’est moi qui vais à leur rencontre, à 15h, le samedi, une fois par mois.
Et peu à peu s’est créée un complicité avec ces gens, une ferveur, un respect malgré la gratuité du concert, même un « esprit Mélomania ».

MissaParis : Comment se fait la programmation, le choix des artistes ?
Alain Kremski : Je sollicite des artistes, d’autres me sollicitent, mais je ne peux malheureusement pas honorer toutes les demandes. Les artistes viennent jouer car ils aiment la salle, l’atmosphère, et parce qu’ils veulent amener quelque chose de particulier. Il y a à chaque fois un thème, qui permet de faire découvrir des musiciens confirmés ou un peu moins connus. C’est le thème qui est important.
Nous allons par exemple donner un concert autour des thèmes de « l’eau et des songes », durant lequel seront jouées Ondine de Ravel, Ondine de Debussy.
Nous avons déjà eu un trio piano – violon – violoncelle, avec notamment le pianiste Nicolas Boyer, et le thème était « les trésors de la musique russe », un concert qui s’est déroulé comme toujours dans une atmosphère respectueuse et enthousiaste.
L’an passé, un camion de 50 cloches d’Eglise de la région de Douai est même venu clore un concert sur le thème des cloches, justement, durant lequel ont été interprétées des œuvres pour piano de compositeurs inspirés par leurs sonorités (Debussy, Liszt etc…)
La musique est un voyage, et la vie d’artiste est fantaisiste !

MissaParis : La création de cet évènement récurrent montre bien votre attachement à la capitale…
Alain Kremski : Paris est ma ville !

MissaParis : Vous y avez un endroit favori ?
Alain Kremski : L’île Saint-Louis ! Et aussi le jardin du Palais Royal.

MissaParis : Enfin, la question rituelle de la fin : avez-vous une bonne adresse à nous conseiller ?
Alain Kremski : Vous mangerez les meilleures de crêpes de Paris au restaurant « Le Sarrasin et Le Froment », Rue St. Louis en l’Isle !

***

L’actualité d’Alain Kremski, dans le cadre de Mélomania, Mairie du 4ème :

– Samedi 25 septembre, à 15h.
Roustem SAITKOULOV, piano
CHOPIN – Les 24 « Etudes »

Les autres récitals :

Théâtre de l’Ile Saint-Louis Paul Rey :
* 23, 24 et 30 Septembre 2010 à 18h30
* 18 Novembre 2010 à 18h30
* 28 Décembre 2010 à 18h30

Moulin d’Andé, le 25 Septembre 2010

–  Ateliers au centre « Les Temps du Corps », dans le 10ème aux dates suivantes :
* Samedi 13 (15h – 17h) et Dimanche 14 (11h – 13h) Novembre 2010
* Samedi 19 (15h – 17h) et Dimanche 20 (11h – 13h) Février 2011
* Samedi 7 (15h – 17h) et Dimanche 8 (11h – 13h) Mai 2010

Autres projets :
– Une dizaine de CDs devraient sortir cet automne : Nietzsche, Borodine, bols du Japon, du Tibet, et un disque destiné à la danse, qui résulte d’une collaboration avec la chorégraphe Carolyn Carlson…

Photo : Alain Kremski jouant sur les bols bouddhiques sacrés du Japon (Alain Kremski).

___________________________

And if I said that Paris had once again given me the privilege to have a nice meeting ?
That is in the musical Paris, at a concert during the Romantika Festival that I discovered Monsieur Alain Kremski. Musician, composer, pianist and percussionnist gone to discover Asia, this Parisian passionate in arts has taken time to answer MissaParis’ questions.
An interview done in 2 times, in a café of the Ile Saint-Louis, so far from the world of the classical music but so close of the Paris he likes and that he considers as « his » city.
That is a simple, passionate and captivating man who takes time to listen and to share and who is waiting for me (twice) in front of a just served coffee…

MissaParis : Who is Alain Kremski ?
Alain Kremski : Unclassifiable ! I am open on many things from different areas in a world where we classify people in boxes, with etiquettes.

MissaParis : Well, which artist are you ?
Alain Kremski : I think there is several categories of artists : some ones have chosen to improve the interpretation of a composer, and that can fill in a life. Others have chosen to play and to compose. On my own I am fascinated by the meeting of severel arts, particularly the architecture, evocating the ideas of the close and the far, the empty and the full.
What is important for an artist, it is to have a goal. And each goal is possible if it is clear. Mine is to wake in the public the nostalgia of the lost « source », something coming from far away, even sometimes from the childhood. I like the meeting between the artistic disciplinaries : music, architecture, cinema, dance, painting, the realisation of calligraphies while we are playing the piano etc…

MissaParis : And what are your inspirations ?
Alain Kremski : I don’t know ! I have many passions : chess, the science-fictions (quantum physics, etc…) and I have a contact with poets too.

MissaParis : Your musical and artistic universe is so vast ! For instance, you composed and have studied Asian and Tibetan music. Where has this envy to explore all these different universes come from ?
Alain Kremski : I lived at the Villa Medicis for 3 years and the director was the painter Balthus ! He was a great influence and allowed me to open to the notions of transparency, lightness, sacred. All is energy, movment and quality of energy. My professor, Olivier Messiaen, did a lot too.

MissaParis : Do you have a favorite composer ?
Alain Kremski : No, not really ! But among the classical ones, I would say Bach and Mozart. And Brahms, Chopin, Nietzsche, Debussy, Schumann and Liszt for the romantical ones.

MissaParis : Your passion for music is undoubtable and this has certainly contributed a lot in the creation of the Association Mélomania. How was it born ?
Alain Kremski : Mélomania was born from a meeting 6 years ago with Dominique Bertinotti, Mayor of the 4th arrondissement. The first idea was to create an organization around the piano, with people around it, in Jean-François Zygel’s manner.

And then the configuration of the room, very long, didn’t allow that. So we have chosen a more classic representation, with the piano on stage.

MissaParis : And what is Mélomania’s goal ?
Alain Kremski : That is very precious in a society where a lot of people are alone, old, widow, when the children simply left. That is not always easy for old people to go the theatre in the Champs Elysées, at 9 pm. There, I do go to them at 3 pm on Saturday, once a month.
And has gradually been created a complicity with these people, a fervor, a respect despite of the freeness of the concert, even a « Mélomania spirit ».

MissaParis : How is the programming done, the choice of the artists ?
Alain Kremski : I approach artists, others approach me, but unfortunately I can’t honor all the demands. The artists come to play because they like the room, the atmosphere, and because thay want to bring something particular. Each time there is a theme, which allows to make more or less known musicians discovered.  That is the theme which is important.
For instance we are going to give a concert about « the water and the dream », while will be played Ondine from Ravel and Ondine from Debussy.
We already had a trio piano – violin –  cello, with the pianist Nicolas Boyer, and the theme was « the treasures of the Russian music », a concert which was played like always, in a respectful and enthusiastic atmosphere.
Last year a truck with 50 church bells from the region of Douai even came to end a concert on the bell’s theme, while were interpreted piano pieces from composers inspired by their sonority (Debussy, Liszt etc…)
Music is a travel and the artist life is fanciful !

MissaParis : This creation of this regular event shows your attachment to the capital…
Alain Kremski : Paris is my city !

MissaParis : Do you have a favorite place ?
Alain Kremski : The île Saint-Louis ! And also the jardin of the Palais Royal.

MissaParis : Finally, the ritual question of the end : do you have a good address to advise ?
Alain Kremski : You will eat the best crêpes of Paris at the restaurant « Le Sarrasin et Le Froment », Rue St. Louis en l’Isle !

***

The news of Alain Kremski, in the frame of Mélomania, City Hall of the 4th :

– Saturday 25 September at 5 pm.
Roustem SAITKOULOV, piano
CHOPIN – Les 24 « Etudes »


The other récitals :

Théâtre de l’Ile Saint-Louis Paul Rey :
* 23, 24 and 30 September 2010 at 6:30 pm.
* 18 November
2010 at 6:30 pm.
* 28 Décember 2010 at 6:30 pm.

Moulin d’Andé, on September 25, 2010.

–  Working groups a the center « Les Temps du Corps », in the 10th arrondissement at the following dates :
* Saturday 13 (3 pm – 5 pm) and Sunday 14 (11 am – 1 pm) November 2010
*
Saturday 19 (3 pm – 5 pm) and Sunday 20 (11 am – 1 pm) February 2011
*
Saturday 7 (3 pm – 5 pm) and Sunday 8 (11 am – 1 pm) May 2010

Other projects :
– About ten CDs should come out this fall : Nietzsche, Borodine, bols of Japan, of Tibet, and a CD for the dance, which is the result of a collaboration with the choreographer Carolyn Carlson..
.


Photo : Alain Kremski playing on the Buddhist bols sacred of Japan (Alain Kremski).

4 Commentaires

Classé dans Concerts / Concerts, Festivals / Festivals, Interviews / Interviews, Musique / Music

MissaParis aime Resto-de-Paris – Interview de Aude Baron, sa créatrice / MissaParis likes Resto-de-Paris – Interview of Aude Baron, its creator


C’est lors d’une de mes flâneries webistiques que j’ai découvert le blog de la journaliste pour lepost.fr Aude Baron, Resto-de-Paris.com.
Au menu ? Des bons plans restos pour tous les gourmands et gourmets parisiens. En toute indépendance, Aude nous livre ses trouvailles avec tout l’appétit de découverte qui l’anime. Elle le dit elle-même, ce qui lui plait dans le fait d’aller au restaurant « c’est se faire servir et découvrir! ».
Pour nous dévoiler un peu plus de son blog, Aude a accepté de répondre aux questions de MissaParis…

MissaParis : Bonjour Aude. Tu es la créatrice et rédactrice du blog Resto-de-Paris. Peux-tu nous raconter la naissance de ce blog ?
Aude : En 2007, je présentais l’info trafic sur Radio France et j’ai eu l’idée de créer ce blog pour deux raisons : 1) J’envisageais une reconversion sur le web et c’est mon copain qui m’a suggéré de créer un blog. 2) Restait à trouver une thématique qui n’était pas trop contraignante et conciliable avec mon quotidien. A partir de là, l’idée est venue assez rapidement. Comme je dévorais le « Guide du Routard » et « A chacun son café » et que j’allais souvent au restaurant, j’ai décidé de créer mon propre guide.

MissaParis : A qui s’adresse ce blog ?
Aude : C’est un blog de bons plans restos, de bonnes (ou mauvaises) adresses. 70% de mes lecteurs sont des Franciliens, le reste viennent d’un peu partout : province, mais également étranger (US, Royaume-Uni, j’ai même un Burkinabè qui me suit régulièrement!).
La plupart des lecteurs sont des gens qui s’apprêtent à venir sur Paris.

MissaParis : Comment procèdes-tu pour choisir les restaurants à tester ?
Aude : 70% des restaurants dont je parle sur mon blog ont été découverts au fil des opportunités. Les 30% restants grâce au bouche à oreille, des amis mais aussi les lecteurs du blog. Je ne lis plus de guides, afin de donner mon propre avis, qui est complètement subjectif et n’a pas du tout vocation à être universel !
J’écris et teste en toute indépendance, je ne réponds jamais aux invitations et paye toujours la note !

MissaParis : Tu l’écris toi-même sur ton blog, tu vas plus au restaurant que tu ne l’écris. Quels sont donc tes critères de sélection ?
Aude : Le premier critère est que l’on se sente bien : l’accueil, la déco, le service. Si la déco est immonde mais le service chouette, ça peut tout à fait compenser. Le rapport qualité/prix est aussi très important.
Pour résumer, on doit avoir passé un bon moment et ne pas avoir une indigestion au moment de payer l’addition !

MissaParis : Si j’encourage les lecteurs de MissaParis à se rendre sur Resto-de-Paris pour trouver la meilleure assiette (en plus des bonnes idées restos de MissaParis bien sûr !), y aurait-il UNE bonne adresse à nous conseiller ?
Aude : Une seule ? C’est une question difficile ! Parmi les derniers que j’ai testés, le restaurant japonais Le Shiki, à Boulogne [article à venir], est fabuleux. Le resto est moche mais le service exceptionnel et avec un très bon rapport qualité/prix (menu à 30€).

MissaParis : Et à déconseiller ?
Aude : Deux adresses me viennent à l’esprit : Le Café de l’Homme, où le service est détestable et Matsuri, c’est mauvais et cher !

MissaParis : Merci pour ces (dé)conseils ! Sinon, j’imagine que tu as bien un restaurant que tu voudrais tester mais où tu n’as encore jamais eu l’occasion d’aller ?
Aude : Oui, le Chateaubriand, avenue Parmentier. Toute la presse en a parlé, il m’a également été conseillé par des amis et des lecteurs. Mais j’en ai trop entendu parlé. Ce type de resto n’a pas besoin de pub, ils sont souvent blindés et il faut réserver. Et puis, c’est comme un film dont on nous aurait trop parlé, on a peur d’être déçu.
Il y a un autre resto où j’adorerais aller manger : le Jules Verne, le restaurant de la Tour Eiffel, mais c’est déjà beaucoup plus utopique…
[A 200€ le repas, c’est sûr!]

MissaParis : En dehors de ces projets de nouveaux restos à tester, quels sont ceux du blog ?
Aude : Je travaille actuellement sur pas mal de projets, dont celui de le faire grandir…

MissaParis : C’est à dire ?
Aude : Tu verras !
[Réponse dans quelques semaines!]

MissaParis : Enfin, quel est ton lieu favori à Paris ?
Aude : C’est très cliché et très parisien, mais la vue de la Tour Eiffel que l’on a du Pont Bir Hakeim, avec toutes ces petites lumières traditionnelles…

Mille mercis à Aude pour l’interview ! (Et à Mr Q  – je présume – que j’entendais de loin au téléphone !)

Pour en savoir plus, le mieux est de vous rendre sur son blog Resto-de-Paris en cliquant ici.

Photo : Resto-de-Paris.com

_______________________

That is during one of my webistic saunters that I discovered the blog of the journalist for lepost.fr Aude Baron, Resto-de-Paris.com.
A la carte ? Good tips of restaurants for all the Parisian gourmands and gourmets. With a big independence, Aude gives us all her finds with all her appetite of discovery. She even says that what she likes when she goes to the restaurant is « to be served and to discover ! ».
To make us discovered more about her blog, Aude has accepted to answer MissaParis’ questions…

MissaParis : Hi Aude. You are the creator and the writer of the blog Resto-de-Paris. Can you tell us how this blog was born ?
Aude : In 2007 I presented news about traffic jam on Radio France and I had the idea to create this blog for two reasons : 1) I wanted to convert myself to the web and my boyfriend suggested me to create a blog. 2) I had to find a thematic not too restrictive and compatible with my daily life. From that, the idea came quite quickly.  As I was devouring the « Guide du Routard » and « A chacun son café » and that I was going a lot to the restaurant, I decided to create my own Guide.

MissaParis : Who are you writing for ?
Aude : That is a blog of good tips, good (or bad) addresses. 70% out of my readers are from the Parisian area, the rest comes from the province or from abroad (US, UK and I have also one from Burkina who regularly follows my blog !). Most of my readers are people who are coming to Paris.

MissaParis : How do you choose the restaurants to try ?
Aude : 70% out of the restaurants I speak about have been discovered in the course of the opportunies. 30% thanks to the word of mouth, but also to friends and readers of the blog. I don’t read guides any more, to give my own point of view, which is completely subjective and not universal !
I’m writing and trying totally independtly, I never answer the invitations and always pay the bill !

MissaParis : You’re writing on your blog that you go more to the restaurant than you write. What are your criteria of selection ? Aude : The first criterion is that we feel well : welcome, decoration, service. If the decoration is awful but the service great, it can compensate. The good value for money is also very important.
To conclude we must have had a nice time and not having indigestion when you have to pay the bill !


MissaParis : If I advice the readers of MissaParis to go on the website Resto-de-Paris to find the best plate (in addition of the good ideas of restaurants of MissaParis of course!) would you have ONE good address to advise ?
Aude : Only one ? That’s a difficult question ! Among those I tried recently, the Japonese restaurant Le Shiki, in Boulogne
[article to come], is fabulous. The restaurant is ugly but the service exceptional and with a good value for the money (menu at 30€).

MissaParis : And to unadvise ?
Aude : Two addresses come to my mind : Le Café de l’Homme, where the service is destable and Matsuri, that is bad and expensive !

MissaParis : Thanks for these (un)advise ! Anyhow, I can imagine that you have a restaurant you would like to try but where you haven’t had the opportunity to go to yet ?
Aude : Yes, the Chateaubriand, avenue Parmentier. All the media spoke about it, a lot of friends and readers also advised it to me. But I have heard too much of it. That kind of restaurant doesn’t need publicity, they often are crowded and a reservation is often resquested. Moreover, that is like a movie you would have heard too much about, you fear to be disappointed.
There is another place where I would like to eat : the Jules Verne, the restaurant of the Eiffel Tower, but that’s already more utopian…
[For sure, the menu costs 200€!]

MissaParis : Except these projects of new restaurants to try, what are those of the blog ?
Aude : I’m currently working on many projects, and also on the one to make the blog bigger…

MissaParis : Which means ?
Aude : You’ll see ! [Answer in a few weeks !] 

MissaParis : Finally, what is your favorite place in Paris ?
Aude : That is very cliché and very Parisian but the view of the Eiffel Tower from the Bir Hakeim Bridge, with all the traditional lights…

Thousands thanks to Aude for the interview ! (And to M. Q – I guess – I could hear on the phone !)

For more information, the best is to go on her blog Resto-de-Paris : click here.

Photo : Resto-de-Paris.com

3 Commentaires

Classé dans Bons plans / Good tips, Interviews / Interviews, Restos / Restaurants, Sites Internet / Websites

Interview de MissaParis… par MissaParis ! (100ème article!) / Interview of MissaParis… by MissaParis ! (100th article!)


Et si, pour le 100ème article de ce blog, MissaParis avait l’idée saugrenue d’interviewer… MissaParis ?!
Une interview miroir pour en apprendre davantage sur le blog, sa création et ses futurs projets…
En y réfléchissant, qui mieux que MissaParis peut parler de MissaParis ?!

MissaParis : 100ème article ?
MissaParis : Et, oui déjà ! Je me revois écrire mon tout premier article, le 1er janvier dernier, il y a 8 mois. Et voilà que j’écris le 100ème…

MissaParis : Revenons un peu sur la création du blog. Comment est née l’idée de départ ?
MissaParis : J’ai découvert le « blogging » il y a deux ans lorsque je suis partie vivre 6 mois à l’étranger. A mon retour, écrire, découvrir, et surtout faire découvrir m’a beaucoup manqué. Sur les conseils d’amis, je m’y suis remise, mais cette fois pour faire (re)découvrir la capitale ! Et me la faire redécouvrir par la même occasion !

MissaParis : Comment te viennent les idées d’articles ?
MissaParis : Je n’ai pas de plan précis. Les idées me viennent au fil des rencontres et des envies. Un lieu qui me plait, un resto sympa, une bonne adresse, des rencontres impromptues dans la rue ou lors d’un dîner… J’écris au fil des opportunités qui se présentent, par chance ou par audace !

MissaParis : Quel regard portes-tu sur les 99 articles du blog ?
MissaParis : Chaque article – anecdote, bon plan, photo… – est une partie d’une histoire, celle que je vis au jour le jour dans la Ville Lumière et qui me permet d’apprécier toujours davantage cette ville.
99 articles, cela peut paraître beaucoup ! Mais il y a encore tellement de choses à découvrir, à écrire et surtout à vous faire découvrir !

MissaParis : Justement, quels sont tes projets pour la suite ?
MissaParis : Trois interviews à venir, aussi différentes qu’intéressantes, avec des personnes qui font partie de ce qu’est à mes yeux la capitale : un melting-pot de gens d’horizons divers mais réunis dans une seule et même ville et qui font un peu ce qu’elle est aujourd’hui, une ville aux milles et une richesses. Mais surtout plus d’idées sorties, de bonnes adresses, d’anecdotes, de photos… Plus de Paris, tout simplement !

MissaParis : Et que peut-on te souhaiter pour la suite ?
MissaParis : Que le blog plaise à un maximum d’internautes de Paris, de France et d’ailleurs. Qu’il me permette de continuer à partager et à voyager à Paris. Car c’est un peu ça la blogosphère, la possibilité de voyager d’un univers à un autre en restant derrière son écran, non ?

_______________________

And if, for the 100th article of this blog, MissaParis had the crazy idea to interview… MissaParis ?!
A mirror interview to learn more about the blog, its creation and its next projects… 
Thinking of it, who can speak better about MissaParis… than MissaParis ?!

MissaParis : 100th article ?
MissaParis : Yes, already ! I can remember me writing the 1st article, on January 1st, 8 months ago. And here is the 100th article… 

MissaParis : Come back a little on the creation of the blog. How was born the first idea ?
MissaParis : I discovered the « blogging » 2 years ago when I lived abroad for 6 months. When I came back, writing, discovering and specially making people discovered have missed me a lot. Upon the advice of  some of my friends, I did it again, but this time to make the capital (re)discovered ! And make me rediscovered it again ! 

MissaParis : How do the ideas come to you ? 
MissaParis : I have no precise plan. The ideas come with the new people I meet and the envy. A pleasant place, a nice restaurant, a good address, unexpected meetings in the street or during a dinner… I write in the course of the opportunities which appear by chance or by audacity ! 

MissaParis : Which regard do you have on the 99 articles of the blog ? 
MissaParis : Each article – story, good tips, photo… – is part of a story, the one I live everyday in the Ville Lumière (Light City) and which enables me to appreciate this city always more. 
99 articles, that can be seen as a lot of ones ! But there are so much more things to discover, to write on and especially to make you discovered ! 

MissaParis : And, what are your following projects ? 
MissaParis : Three interviews are coming, as different as interesting, with people who are part of what the capital represents for me : a melting-pot of people from different areas but gathered in only one city and that make a little of what Paris is nowadays, a city full of richness. But more than everything, more ideas to go out, good addresses, stories, pictures… More of Paris, just simply ! 

MissaParis : And what can we which you for the future ? 
MissaParis : That a maximum of web-readers – from Paris, France and everywhere else – like the blog. That it enables me to keep sharing and travelling in Paris. Because the blogosphere is a little of that, isn’t ? The possibility to travel from one universe to another in remaining behind your screen ?

5 Commentaires

Classé dans Interviews / Interviews, Sites Internet / Websites

« Le Fermoir » ou la jolie boîte à bijoux d’Elise… / »Le Fermoir » or the nice jewel box of Elise…


Paris est souvent synonyme de raffinement, de mode, du petit truc qui fera la différence. Et si c’était un bijou ?

Elise est la créatrice du « Fermoir », une collection de bijoux qu’elle invente au gré de ses envies et qu’elle monte de ses propres mains (Elise coud, coupe, soude au chalumeau – qu’elle a allumé devant moi!).

C’est chez elle qu’elle accepte de m’accueillir. Nous commençons à parler, elle déballe devant moi ses dernières pièces. Toutes ces jolies couleurs, ça brille, ça scintille devant mes yeux ébahis et émerveillés face à tous ces bracelets et colliers !

Et c’est avec une grande simplicité que cette jeune auto-entrepreneuse m’explique le pourquoi du comment…

MissaParis : Elise, pourrais-tu nous expliquer la naissance du « Fermoir » ?
Elise : J’ai toujours aimé créé et un jour, avec les conseils d’une amie joaillière, j’ai commencé à créer mes propres bijoux.

MissaParis : Quelles sont tes inspirations, les matériaux que tu utilises?
Elise :
J’ai toujours aimé les bijoux fins mais j’en trouvais finalement peu dans le commerce ! J’ai voulu créer des bijoux à un prix abordable que l’on ne voit pas sur tout le monde, à la fois chic et facile à porter. La collection des nœuds est par exemple réalisée avec du tissu vendu dans une petite mercerie près de chez moi.
La confection des nœuds m’a permis de mettre en pratique mes talents de couturière !
[Élise coud en effet elle-même tous les nœuds qui ornent ses bijoux]
Pour le reste, je me fournis rue du Temple : chaînes en laiton, en argent, en vermeil [argent recouvert de doré] mais également des pierres semi-précieuses telles que l’améthyste,
pierres de lune, serpentine, amazonite… mais aussi corail et nacre.
Certains éléments viennent de contrées plus lointaines comme Madagascar ou la Corée du Sud où je suis allée en voyage. Je ne les trouve pas en France.

MissaParis : Peux-tu nous parler un peu de tes collections ?
Elise : Oui, bien sûr mais
je ne sais pas si l’on peut vraiment parler de collections. Je parlerais plutôt de « styles » imaginés au fil de mes envies et de mes trouvailles. Les créations « A bow for Emma » [du prénom de la femme du créateur du tissu Liberty] avec les nœuds en tissu liberty, les plus originales ; celles avec les anneaux en argent, et puis le reste, souvent des pièces uniques.

MissaParis : Maintenant que tu nous as donné envie d’acheter les bijoux du « Fermoir », où sont-ils vendus ?
Elise : J’organise des ventes privées dont vous pouvez trouver les dates sur le site du « Fermoir » [cliquez-ici. Les dates seront également indiquées au fur et à mesure à la suite de cet article].
J’ai également participé à un « Jeudi Discovery » qui permet à différents jeunes talents, artistes, créateurs… de se faire connaître.
Il est également p
ossible de commander directement via ce même site.
Depuis quelques semaines, mes bijoux sont vendus dans le magasin « Out », rue Tiquetonne et plus récemment chez Sarah Nedjaï, une boutique située au 109 rue du Faubourg Poissonnière.
Et il y aura peut-être d’autres points de vente d’ici peu…

MissaParis : Et pourquoi « Le Fermoir » au fait ?
Elise : Trouver un nom n’a pas été facile ! Tous mes amis y ont mis leur grain de sel, et c’est finalement « Le Fermoir » qui a été retenu.
Le côté un peu rétro, simple et élégant correspond bien à mes créations.

MissaParis : C’est vrai que ce nom me fait penser à une petite boutique  qui serait un peu rétro, dans le style de tes bijoux…
Pour finir, la question MissaParis ! Y aurait-il un endroit que tu voudrais nous conseiller à Paris ?
Elise (après plusieurs minutes de réflexion, il n’est pas si facile de choisir un seul endroit!) : Oui, j’adore découvrir de nouveaux endroits, des petits restos. J’adore le quartier du Faubourg Saint-Denis : c’est un quartier très vivant, très populaire, où se mêlent plusieurs cultures. Il y a par exemple le Bar « Chez Jeanette », le restaurant « La Cordonnerie » rue Saint-Denis, ou encore ceux de la cour des petites écuries… on y trouve même des endroits où le couscous est à volonté ! [A tester, bien évidemment!]


Le Fermoir, c’est où ? Sur Facebook, chez Out, au 9 rue Tiquetonne, dans le 9ème arrondissement et chez Sarah Nedjaï, au 109 rue du Faubourg Poissonnière, dans le 10ème arrondissement.


Bagues, boucles d’oreilles, bracelets, colliers et sautoirs de 10 à 25 €.

Rendez-vous sur le Blog MissaParis à la rentrée pour découvrir la nouvelle collection « Le Fermoir » et pour participer à un jeu concours…

Propos recueillis par MissaParis.
Photos : Le Fermoir.

_____________________

Paris is often synonymous of refinement, of mode, of the little something which makes the difference. What if that was a jewel ?

Elise is the creator of the « Fermoir » (literally « crasp »), a jewel collection she creates according to her envies and that she makes thanks to her own hands  (Elise sews, cuts, welds with a blowtorch – that she switches on in front of me !).

That is at her place that she accepts to welcome me. We start speaking, she unpacks all her last pieces in front of me. All those colors, that sparkles, that s in front of my surprised and fascinated eyes face to all those bracelets and necklaces !

And that is with a big simplicity that this self-entrepreneur explains to me the story of the « Fermoir »…

MissaParis : Elise, could you explain how was « Le Fermoir » born ?
Elise : I have always liked creating and one day, with the advice of a friend who is jeweler, I started to create my own jewels.

MissaParis : What are your inspirations, the materials you use ?
Elise : I have always liked the thin jewels but I finally didn’t find much in shops ! I have wanted to create jewels with a reasonable price that we can’t see everywhere, both chic and easy to wear.  The bow collection is for instance made with fabric sold in a notions store next to my place.
The bow making has enabled me to practice my talents of dress maker !
[Élise sews by herself all the bows which decorate her jewels]
For the rest, I get everything form rue du Temple : chains in brass, in silver, in vermeil [silver covered by golden] but also semiprecious stones such as amethyst, moon stones,
serpentine, amazonite… but also coral and mother-of-pearl.
Some elements come from further lands as Madagascar or South Korea where I traveled. I don’t find them in France.

MissaParis : Can you talk a little about your collections ?
Elise : Yes, sure, but I don’t know if we can really talk about collections. I would say more « styles » imagined according to my envies and to my discoveries. The creations « A bow for Emma » [from the first name of the wife of the « Liberty » ‘s creator] with liberty bows, the most original ones ; those with the silver rings, and the others, which often are unique pieces.

MissaParis : Now that you made us wanted to buy jewels from the « Fermoir », where are they sold ?
Elise : I organize private sells that you can find the dates on the website of the « Fermoir » [click-here. The dates will also be constantly be added following this article].
I also participated in a « Jeudi Discovery » which enable to young talents, artists, creators… to make them known.
It is also possible to book directly on the web
site. For a few weeks, my jewels are sold in the shop « Out », rue Tiquetonne and more recently at Sarah Nedjaï‘s, a shop located at 109 rue du Faubourg Poissonnière.
And it may be other places soon…

MissaParis : And why the « Le Fermoir » by the way ?
Elise : Finding a name wasn’t easy ! All my friends horned in finding it, and that is finally « Le Fermoir » which was chosen. This retro, simple and elegant name fits well with my creations.

MissaParis : That is true that this name makes me think of a little shop which would be a little retro, in the style of your jewels…
Finally, the MissaParis question ! Could you advise us a place in Paris ?
Elise (after several minutes of thinking, that is not so easy to choose only one place !) : Yes, I love discovering new places, little restaurants. I love the Faubourg Saint-Denis area: that is a lively quarter, very popular, where several cultures are mixing. For example there is the Bar  « Chez Jeanette », the restaurant « La Cordonnerie » rue Saint-Denis, or also those of the cour des petites écuries… we even find places where we can eat unlimited couscous ! [We have to test it, of course !]

 

Le Fermoir, where is it ? On Facebook, at Out‘s, 9 rue Tiquetonne, in the 9th arrondissement and at Sarah Nedjaï’s, 109 rue du Faubourg Poissonnière, in the 10th arrondissement.


Rings, earings, bracelets, necklaces and long collars from 10 to 25 €.

Rendez-vous on the Blog MissaParis in September/October to discover the new collection « Le Fermoir » and to partipate in a competition…

Interview made by MissaParis.
Photos : Le Fermoir.

5 Commentaires

Classé dans Interviews / Interviews, Mode / Fashion, Shopping / Shopping, Sites Internet / Websites

« Véronique François amène l’opéra dans la rue » / « Véronique François brings the opera in the street »


Nous sommes samedi soir et je me balade dans le quartier de Notre-Dame. Sur le parvis, parmi la foule de touristes, un cercle s’est formé autour d’une voix puissante, celle d’une chanteuse d’opéra. Il s’agit de Véronique François. Mais qui est-elle, cette femme tout droit sortie de la planète « opéra » et qui nous amène son art dans la rue ?

Une semaine plus tard, je retrouve Véronique dans un café, dans le 8ème arrondissement. Elle parait bien plus timide que ne le laissait présager sa voix pénétrante et la force de ses traits quand elle chantait.
Mais lorsqu’elle commence à parler de sa passion, l’opéra, elle se dévoile avec toute sa sensibilité d’artiste et son envie de faire partager ce qu’elle a de plus cher. « Je ne peux pas vivre sans chanter ». Ses mots sonnent vrais.

Elle a accepté de répondre aux questions de MissaParis, pour sa toute première interview.

Mais qui est Véronique François ? Je vous laisse le découvrir…


MissaParis : Bonjour Véronique. Tu es chanteuse semi-professionnelle. Mais d’où t’es venue cette passion pour le chant lyrique ?
Véronique François : J’ai passé une audition pour les Petits Chanteurs lorsque j’avais 8 ans, mais au bout de quelque temps, je chantais trop fort par rapport aux autres et j’avais l’envie de jouer un véritable rôle comme le permet l’opéra. On joue un personnage, et tout doit suivre : la démarche, le corps, l’expression du visage, jouer un homme ou bien une femme, aux antipodes de ma personnalité. Il est impossible de se montrer plus à nu.
Cela fait 7 ans que j’étudie le chant lyrique. Mais je suis par ailleurs professeur de musique auprès d’handicapés moteur, mentaux et psychiques. Et cela m’aide beaucoup dans ma réflexion sur la transmission de la musique et du chant, le côté « primitif » et transcendant de la musique.


MissaParis : Véronique, je t’ai découverte chantant de l’opéra en pleine rue, sur le parvis de Notre-Dame, un samedi soir. Comment est née cette idée ?

Véronique François : Nous somme en réalité deux dans cette aventure : Livia Abitbol est une chanteuse avec qui je prends des cours auprès du même professeur, le Ténor Dan Speerschneider, de l’Opéra Bastille. Nous avons voulu aller à la rencontre du public, faire découvrir l’opéra à un plus grand nombre de personnes, toucher les gens. Mais surtout rendre l’opéra plus accessible, le rendre populaire.

D’autres chanteurs se produisent à Paris, mais pas de façon aussi organisée. Nous, nous chantons accompagnées d’un enregistrement instrumental, exécuté par notre pianiste, Myriam Legentil.

C’est peu courant de chanter de l’Opéra dans la rue, apparemment, ça se fait beaucoup plus à New York. C’est une belle rencontre avec un public qui n’a pas forcément l’opportunité d’écouter de l’opéra ailleurs. Et pour nous,
semi-professionnelles, c’est un formidable entrainement !


MissaParis : Et comment ces spectateurs réagissent-ils ?
Véronique François : C’est très étonnant, il y a comme une forme de respect. Les gens se mettent en cercle autour de moi, en laissant une certaine distance physique, comme dans un théâtre. Ils sont curieux, intrigués, semblent impressionnés, surtout les enfants à cause de la puissance de la voix, mais aussi parce qu’il s’aperçoivent qu’il s’agit d’un vrai spectacle vivant.

MissaParis : Certains viennent-ils te voir après les représentations ?
Véronique François : Oui, et j’ai de très bons retours. Les gens viennent me remercier, me féliciter. Beaucoup d’étrangers surtout : des suédois, espagnols, japonnais, italiens. Ils estiment sans doute que l’opéra est accessible, au contraire des français. C’est un peu dans notre culture de sacraliser le rapport à l’artiste. On m’avait même dit une fois que l’opéra était comme gouter un très bon vin, on ne peut pas faire ça n’importe comment !
Mais ce qui est intéressant, c’est que le retour des gens n’est pas sur la technique, mais sur l’émotion ressentie.

Certains sont au contraire plus connaisseurs et m’interrogent sur tel ou tel air.


MissaParis : Justement, face à un public qui n’est pas forcément averti, comment choisis-tu la programmation ?
Véronique François : Nous essayons d’interpréter des titres connus du grand public, grâce à la publicité ou au cinéma, comme Carmen par exemple. Mais aussi d’alterner avec des pièces moins connues, pour justement les faire connaitre.

MissaParis : Les représentations dans la rue ont commencé début juillet. Quelles sont tes impressions après quelques semaines ?
Véronique François : Très bonnes ! Il n’y a eu que des bons retours, et cela donne vraiment envie de continuer, peut-être même après l’été. On imagine même un accompagnement par une pianiste qui serait présente avec un clavier, et pourquoi pas un vrai récital en costumes.
MissaParis : Où et quand peut-on venir t’écouter ? [Véronique se produit actuellement seule mais sera rejointe par Livia, début aout.]
Véronique François : Nous donnons au moins trois concerts par semaine, du jeudi au dimanche. A 20h le jeudi et le vendredi et le weekend à 15h, pendant une heure quand je suis seule et une heure trente environ quand nous sommes deux.
Sur le parvis de Notre-Dame, la Place des Vosges, le Petit Pont ou encore la place carrée près de la pyramide du Louvre. Cela dépend de l’humeur, de l’envie et du temps !


MissaParis : Parmi ces endroits, quel est celui où tu préfères chanter?
Véronique François : Peut-être Notre-Dame, parce que c’est le plus audacieux, même si ce n’est pas forcément le plus avantageux pour la voix, comme cela résonne moins bien. C’est aussi le plus intense par rapport au public, il y énormément de passages, d’étrangers surtout, certains me filment et me photographient ! Et je me dis que grâce à eux, moi qui suis une parfaire inconnue, je vais pouvoir voyager un peu, au Japon ou ailleurs !
C’est un partage universel, avec un côté éphémère.


MissaParis : Et ton lieu favori à Paris, en général ?
Véronique François (après quelques secondes de réflexions) : hum… il y en a tellement ! Je dirais l’Opéra Garnier, qui me fascine. C’est un endroit mystique, et ce serait une consécration, l’accomplissement de toute une carrière que de s’y produire un jour…


MissaParis : Pour finir, une bonne adresse parisienne à nous conseiller ?
Véronique François : J’aime beaucoup le restaurant l’Encrier, rue Traversière, dans le 12ème arrondissement. C’est un endroit chaleureux et simple, un mélange de simplicité et de sophistication. Un peu comme l’opéra, qui est sophistiqué dans sa forme mais simple dans le fond, puisqu’il s’agit de partage d’émotion…


Propos recueillis par MissaParis.
Un grand merci à Véronique François pour cette formidable rencontre. A aller écouter tout l’été les jeudi et vendredi soir à 20h et les samedi et dimanche à 15h, à Notre-Dame, Place des Vosges… (selon la météo!)
Véronique mettra ses futurs dates et lieux de concerts en commentaire dans cet article.

Photo : MissaParis

_________________________________
We are on Saturday evening and I’m walking in Notre-Dame area. In the square, among the crowd of tourists, a circle has been formed around a strong voice, the one of an opera singer. She is Véronique François.  But who is she, this woman directly coming from the planet « opera » and who brings her art in the street ?

A week later, I meet Véronique in a café, in the 8th arrondissement. She seems shyer that we could expect after having heard her penetrating voice and her strict face while she was singing.
But as soon as she starts speaking of her passion, the opera, she reveals all her artist sensitivity and her will to share what means the most for her. « I cannot live without singing ». Her words sound true.

She accepted to answer the questions of MissaParis, for her first interview.

But who is Véronique François ? I let you discover her…


MissaParis : Hi Véronique. You are a semi-professional singer. Where does your passion for opera come ?
Véronique François : I took an audition for the Petits Chanteurs when I was 8, but after a while, I was singing too loudly in comparison with the others and I wanted to play a real role as the opera enables that. We play a character and everything has to follow : the walk, the body, the face expression, playing a man or a woman,  far from my own personality. It’s impossible to be more exposed.
I have been studying opera for 7 years. But I am a music professor for mentally and physically disable persons. And that helps me a lot in my reflexion about the transmission of music and singing, the primitive  and transcendent aspect of the music.

MissaParis : Véronique, I discovered you singing opera in the middle of the street, in the square of Notre-Dame, on a Saturday night. How was this idea born ?
Véronique François : We are two in this adventure : Livia Abitbol is a singer who I take lessons with, with the Tenor Dan Speerschneider, from the Opéra Bastille. We have wanted to meet the public, make a big number of people discovered the opera, touch people. But particularly to make the opera more accessible, to make it more popular.  Other opera singers sing in Paris, but they are not so well-organized. We do sing with an instrumental record made by our pianist Myriam Legentil.

That is not usual to sing opera in the street, apparently it is more in New York. That is a good meeting with a public, who hasn’t obviously the opportunity to listen to opera elsewhere. And for us, semi-professionals,  that’s a wonderful training !


MissaParis : And what are the spectators’ reactions ?
Véronique François : That’s very surprising, there is like a respect. People put themselves like a circle around me, letting a certain physical distance, like at the theatre. They are curious, intrigued, seem impressed, particularly the children because of the strongness of the voice, but also because they see that this is a live show.

MissaParis : Are some of them come to see you after the concerts ?

Véronique François : Yes, and I have good feedbacks. People come to thank me, to congratulate me. A lot of foreigners especially : Swedish, Spanish, Japans, Italians. They may think that opera is accessible, unilke the French. That is in our culture to make the relation to the artist sacred. Once I was told that opera is like tasting a good wine, we can’t do anything !
But what is interesting is that people’s feedback is not about the technique, but about the felt emotion.
On the contrary some of them are more expert and ask me about such an aria or such another.


MissaParis : Precisely, face to the public who is not obviously expert, how do you choose the programmation ?
Véronique François : We try to sing arias known by the public, thanks to the advertisement or the cinema, such as Carmen. But also to mix with less known ones, to make them known.


MissaParis : The concerts in the streets started in the beginning of July. What are your first impressions after a few weeks ?
Véronique François : Very good ! There have been only good feedbacks, and I want more to keep doing that, even after summer. We even imagine an accompaniment by a pianist who would be present, and why not a recital with costums.


MissaParis : Where and when can you come to listen to you ? [Véronique currently sings alone but Livia will join her in the beginning of August. ]
Véronique François : We give at least 3 concerts a week, from Thursday to Sunday. At 8 pm on Thursday and Friday and at 3 pm during the weekend, for one hour when I am alone and nearly one hour and a half when we are two.
In Notre-Dame square, Place des Vosges, the Petit Pont and also the square next to the pyramide du Louvre. It depends on the mood, the envy and the weather !

MissaParis : Among those places, where do you prefer singing ?
Véronique François : Maybe Notre-Dame because that is the most audacious, even it is not the best for the voice, as  that echoes less well. That is also the more intense thanks to the public, there is a big traffic, of foreigners especially, some film me or take photographs ! And I think that thanks to them, I who is a perfect anonymous, I’m going to travel a little, in Japan or elsewhere !
That is a universal sharing, with an ephemeral aspect.


MissaParis: And your favorite place in Paris ?
Véronique François (after a few seconds of thoughts) : hum… there are so many ones ! I would say the Opéra Garnier, which fascinates me. It’s a mystical place, and it would be a consecration, the accomplishment of an all carreer to sing there once…


MissaParis : Finally, a good address to advise us ?
Véronique François :  I like a lot the restaurant l’Encrier, rue Traversière, in the 12th arrondissement.  It’s a warmful and simple place, a mix of simplicity and sophistication; A little like the opera, which is sophisticated in its form but simple basically, because it’s about sharing emotion…

Interview made by MissaParis.
A big thank you to Véronique François for this wonderful meeting. To go and listen all summer
at 8 pm on Thursday and Friday and at 3 pm during the weekend, in front of Notre-Dame, Place des Vosges… (it depends on the weather!)
Véronique will update her dates of concerts in the commentaries of this article.

Photo : MissaParis

5 Commentaires

Classé dans Concerts / Concerts, Interviews / Interviews, Musique / Music